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A 4 voix contre 2, la Cour suprême du Kenya a décidé d’invalider les résultats de la récente élection présidentielle qui a donné président Uhuru Kenyatta vainqueur le 8 août 2017 avec 54 pour cent de suffrages exprimés.
Une pétition alléguant que les élections n’étaient pas conformes à toutes exigences établies dans la Constitution du Kenya a été déposée le 18 août par Raila Odinga qui aurait remporté 44 pour de suffrage exprimé. Il est également soutenu que les 2,6 pour cent des votes rejetés “méritaient une enquête”.
La Cour suprême a constaté que la Commission indépendante de délimitation de circonscription électorale «n’a pas réussi a mener les élections de la manière prévue par la Constitution», mais n’a pas trouvé de fausse décision de Kenyatta.
Un nouveau vote devrait avoir lieu dans les 60 jours. C’est la première fois en Afrique qu’une Cour de Justice annule une élection en raison d’irrégularités électorales.
Selon la Commission nationale des droits de l’homme du Kenya, cette dernière élection a déclenché des violentes manifestations ayant entraîné la mort d’au moins 24 personnes.
Lundi dernier, la Cour suprême du Kenya a ordonné à la commission électorale de n’autoriser aux candidats R. Odinga et U. Kenyatta qu’un accès limité à leurs serveurs informatiques et appareils électroniques afin qu’ils puissent eux-mêmes évaluer leur propre vote.
Source: Jurist.org