Mots clés
Observations
Dans cette espèce, on peut déjà noter que le juge correctionnel a fait preuve de prudence en prenant en compte le diagnostic médical et en reconnaissant n’être pas en mesure d’établir un lien de causalité entre la maladie suivie du décès de la victime et les agissements du prévenu.
Eût-il trouvé ce lien qu’il aurait été contraint, pensons-nous, de se déclarer incompétent, le résultat s’apparentant à un homicide volontaire ou à des coups mortels.
Pourtant, il a prononcé cependant une déclaration de culpabilité fondée sur la détention d’herbes, oignons etc… aux propriétés cependant peu négatives.
On ne comprend pas comment des objets ayant ces propriétés généralement recherchées peuvent nuire à l’ordre et à la tranquillité publics.
Alors que le juge a aussi pris en compte “”la mauvaise réputation de sorcier” que le prévenu traînait, le présumant ainsi coupable, renversant le principe de la présomption d’innocence. l’absence de constitution de partie civile semble avoir aussi tiré le juge d’un embarras car, si cette constitution avait eu lieu, il aurait été curieux de savoir comment elle aurait été traitée, le prévenu ayant en définitive été condamné pour des pratiques ayant porté atteinte à l’ordre et à la tranquillité publics et non à l’intégrité physique ou à la fortune d’un individu.
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