La pression fiscale exercée sur les PME en Algérie figure parmi les plus lourdes dans le monde, selon l’étude «Paying Taxes 2017» publiée novembre denier par le cabinet d’audit et de conseil PricewaterhouseCoopers (PwC) et la Banque mondiale.
Le pays dont la fiscalité est fortement décriée par les opérateurs économique est classée 155e sur 189 pays avec un taux d’imposition total de 65,6%, bien supérieur à la moyenne mondiale qui se situe à 40,6%. Dans son classement, le rapport a évalué les impôts annuels et cotisations obligatoires des moyennes entreprises (l’imposition des bénéfices, les cotisations et les charges sociales supportées par l’employeur, la taxe foncière, l’impôt sur la transmission du patrimoine, l’imposition des dividendes etc.), avec pour point de repère une «société type».
Au niveau maghrébin, l’Algérie se classe en bas du tableau derrière la Libye (32,6%), le Maroc (49,3%) et la Tunisie (60,2%), et devant la Mauritanie (71,3%). Au plan continental, l’Algérie figure à 47e place. Avec un taux d’imposition de 13,6%, le Lesotho est le pays imposant la plus faible pression fiscale en Afrique, suivi de la Zambie qui connaît un taux d’imposition total moyen de 18,6%.
Viennent ensuite la Namibie (20,7%), l’Ile Maurice (21,8%), le Botswana (25,1%), l’Afrique du Sud (28,8%), le Soudan du Sud (29,1%), les Seychelles (30,1%), la Sierra Leone (31%). Le Burkina Faso occupe la 26e place avec un taux de 41,3%. Le taux d’imposition total moyen des entreprises sur le continent africain s’élève à 47,1% de leur résultat commercial.
A l’échelle mondiale, les pays qui disposent des fiscalités les plus avantageuses pour les PME sont le Qatar, les Emirats arabes unis, la Chine, le Bahreïn, l’Irlande et le Koweït. Pour les pays qui disposent d’un système fiscal désavantageux pour les entreprises, l’étude cite le Venezuela, la Bolivie, la République centrafricaine, la Mauritanie ou encore la Guinée équatoriale.
Source: elwatan.com