Le parquet de Nanterre s’est déclaré incompétent pour diligenter des enquêtes à la suite de la catastrophe d’Éséka, dans le ressort de la Cour d’Appel de Versailles. Les organisations plaignantes saisiront dans les tous prochains jours, les juridictions d’instruction du domicile des victimes françaises de la catastrophe d’Éséka. En cela les plaignantes se rangeront d’ailleurs à l’avis du parquet qui les laisse « apprécier l’opportunité de (se) constituer partie civile » devant la juridiction qu’elles estimeraient compétente. On relèvera avec beaucoup d’intérêt que la plainte n’a pas été en l’état classée sans suites, et que le parquet renvoie les victimes saisir un juge : cette décision n’est pas sans conséquences pour l’appréciation de l’application des articles 113-6 et 113-7 du code pénal.

En revanche, les infractions économiques et financières dénoncées pouvant être instruites au lieu du dépôt de la plainte simple en raison de la nationalité et du domicile des mis en cause, les plaignants saisiront le doyen des juges d’instruction de Nanterre pour instruire sur les chefs dénoncés, sans préjudice de la dénonciation de faits nouveaux au parquet national financier.

Les victimes nombreuses réclament justice.