Mardi, la Cour de cassation, a jugé que les écoutes téléphoniques des conversations entre Nicolas Sarkozy et son avocat étaient légales. À partir de 2013, les enquêteurs ont enregistré des conversations entre l’ex-président français et son avocat pour une affaire impliquant un financement suspect libyen  pour la candidature de Sarkozy à la présidentielle de 2007.

 

Les conversations ont conduit les enquêteurs à une nouvelle série d’accusations de corruption. Le tribunal a jugé que les enregistrements admissibles

[rapport de l’AP], même si les avocats de Sarkozy ont fait valoir qu’ils ont brisé la confidentialité avocat-client et est allé au-delà de la portée de l’objectif initial des enregistrements pour l’enquête.

En 2014, Sarkozy a été mis en garde à vue au sujet d’allégations d’abus d’influence et de financement des campagnes illégales. Plus précisément, les enquêteurs anti-corruption cherchaient à savoir si Sarkozy a utilisé son influence politique pour encourager un juge de partager l’information avec lui au sujet des procédures judiciaires dans son financement de la campagne présidentielle de 2007. Il est allégué Sarkozy a offert au juge un poste prestigieux à Monaco en échange de l’information. Les enquêteurs ont également suspecté Sarkozy d’avoir été informé que son téléphone était sur écoute pendant l’enquête du financement de sa campagne. Les problèmes juridiques post-présidentiels de Sarkozy ont commencé peu de temps après avoir perdu l’élection de 2012.

En Juin 2012, un mois après avoir quitté le palais de l’Elysée et après avoir perdu son immunité présidentielle, Sarkozy a été accusé d’utiliser illégalement les produits des ventes de sous-marins au Pakistan pour son financement de la campagne en 1995.

 

En Septembre 2013, La Cour d’Appel de Bordeaux a autorisé une enquête portant sur des allégations selon lesquelles Sarkozy aurait exploité l’héritière de l’OREAL Liliane Bettencourt, médicalement diagnostiquée démente, en faisant des dons à sa campagne politique. Les charges ont été abandonnées le mois suivant.

 

Sources: Jurist.org