Le lundi 21 Décembre 2015, Le Tribunal militaire du Burkina Faso, a émis un mandat d’arrêt international contre l’ancien président Blaise Compaoré pour assassinat du leader révolutionnaire Thomas Sankara.
Sankara a été tué avec 12 de ses partisans lors d’un coup de 1987 qui a porté Compaoré au pouvoir. Compaoré a démissionné le 2 Octobre 2014 après une prise de pouvoir militaire et les protestations contre son plan de délivrer un amendement constitutionnel qui étendrait son mandat après 27 années passées au pouvoir. Le mandat d’arrêt de Compaoré a été le résultat d’une enquête ouverte en 2014. Compaoré a toujours nié toute implication dans l’assassinat de Sankara et vit actuellement en exil en Côte-d’Ivoire.
Le gouvernement du Burkina Faso a fait l’objet d’intenses bouleversements ces dernières années. Au début du mois de décembre, le Procureur colonel Sita Sangaré a annoncé l’inculpation ou la mise en examen du général Gilbert Diendéré pour complicité de l’assassinat de Sankara.
Sangaré dit qu’il a mis en examen 23 personnes à ce jour avec des chefs d’accusation allant d’assassinat, de dissimulation de corps des morts à menaces pour la sécurité de l’Etat et de fraude par rapport au coup d’Etat de Septembre 2015 dans lequel au moins 11 personnes ont été tuées et plus de 250 blessés.
En Octobre dernier, le gouvernement intérimaire a déclaré que Diendéré ferait face à un tribunal militaire après avoir été appréhendé pour son rôle dans le coup d’Etat militaire d’une semaine et a été inculpé de crimes contre l’humanité.
En Août dernier, la cour constitutionnelle du Burkina Faso, a rejeté pour la sixième fois, la candidature à la présidentielle d’un membre du Congrès pour la Democratie et le Progrès, le parti de Compaoré.
En Janvier, Amnesty International a exhorté le gouvernement national d’étudier l’utilisation excessive par la force militaire contre les manifestants anti-gouvernementaux lorsque Compaoré a quitté le pouvoir.
Sources : Jurist.org