Des femmes juristes venues de plusieurs pays africains se réunissent à Dakar depuis hier, mardi 16 mai. L’objectif de cette rencontre de trois jours est d’échanger sur les blocages de l’application de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples communément appelé protocole de Maputo.

Plusieurs obstacles bloquent l’épanouissement de la femme africaine. C’est donc pour échanger sur ces problèmes que des femmes juristes venues de plusieurs pays africains se retrouvent à Dakar pendant trois jours. Ce séminaire initié par l’Association des juristes sénégalaises (Ajs), Fatoumata Gueye Ndiaye vise selon la présidente de la structure en charge de l’organisation, «de faire l’état des lieux sur le respect par les Etats, de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes», appelée aussi protocole de Maputo. 

Echanger sur la situation des femmes en Afrique est nécessaire car selon la présidente de l’Ajs, «en dépit que la période 2010/2020 soit considérée comme une décennie de la femme, les défis restent encore énorme.  

Il s’agit entre autres de la non harmonisation par les pays des législations nationales aux conventions internationales ratifiées, la non affectation de ressources financières suffisantes aux programmes de protection des droits des femmes, le radicalisme religieux et les conflits armés».A toutes ces entraves s’ajoutent les pesanteurs sociales à l’origine de violences et de discriminations contre les femmes.

 A signaler que cette rencontre de Dakar qui a pour thème «Maputo 12 ans après, quels défis pour les droits des femmes ?», est un cadre qui permet aux femmes africaines de passer à la loupe l’état de la mise en œuvre dudit protocole dans leurs pays respectifs.

Des recommandations seront émises à la fin des travaux pour chacune des délégations présentes. Le protocole à la charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits de la femme en Afrique, rappelle-t-on, est adopté à Maputo le 11 juillet 2003. Il est entré en vigueur le 25 novembre 2005. 36 Etats ont ratifié ce protocole.

Communément appelé protocole de Maputo, la charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits de la femme garantit l’élimination des pratiques néfastes contre la gent féminine. Mieux, parmi les recommandations faites aux Etats signataires, figurent aussi le droit à la vie, le droit à l’intégrité et à la sécurité et l’accès des femmes à la justice et l’égale protection devant la loi.

Source : sudonline.sn