De la nécessité de la réforme de la fiscalité minière issue du Code Minier de la RDC de 2002. Par Jivet Ndela, Avocat
BREVE PRESENTATION DU SYSTEME FISCAL MINIER DE LA LOI DE 2002 Les recettes du secteur minier sont constituées de : – Des impôts, droits, taxes et redevances prévus par le Code minier, – Des impôts droits et
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BREVE PRESENTATION DU SYSTEME FISCAL MINIER DE LA LOI DE 2002
Les recettes du secteur minier sont constituées de :
– Des impôts, droits, taxes et redevances prévus par le Code minier,
– Des impôts droits et taxes prévus par la loi n°05/008 du 31 mars 2005 qui a modifié et complété la loi n°04/015 du 16 juillet 2004 fixant la nomenclature des actes générateurs des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participation ainsi que leurs modalités de perception,
– La législation de droit commun tel que prévu par l’article 222 du Code minier.
En fait chaque étape de l’activité minière correspond à un titre minier, et une fiscalité relative à ladite étape.
· LE DROIT ET LA FISCALITE LIES AUX TITRES MINIERS
Il existe 3 types de droits liés aux titres miniers :
– Le droit et la fiscalité liés à la prospection minière
– Le droit et la fiscalité minière liés à la recherche
– Le droit et fiscalité liés aux permis d’exploitation
Ces différents droits et fiscalités sont régis par les articles 17, 37,54,69.du code minier
Il existe trois modèles d’exploitation minière en RDC.
– La grande mine
– La petite mine ou l’exploitation minière à petite échelle
– L’exploitation minière artisanale
Chaque modèle possède sa propre fiscalité.
· LE REGIME FISCAL ET DOUANIER GENERAL DES MINES
Il existe 4 catégories de droits et taxes spécifiques au secteur minier, il s’agit de :
1- La redevance du contrôle de change (article 549 du règlement minier) : 2/1000
(sur tout paiement vers ou en provenance de l’étranger avec quelques exceptions.)
2- L’impôt sur la superficie des concessions minières et d’hydrocarbures
L’ordonnance-loi n° 009/2012 du 21 septembre 2012 a transféré ces impôts aux provinces.
3- La redevance minière (article 240 du code minier)
4- Redevances et taxes rémunératoires contribuant au fonctionnement des administrations publiques et des services publics personnalisés (art 220 al d du code minier. (Ces taxes d’intérêt commun sont payées en faveur des entités administratives décentralisées ETD en sigle. Elles sont calculées sur la valeur de la transaction entre vendeur et acheteur et sont fixées à 1% de la valeur de la transaction.)
5- les droits superficiaires annuels par carré minier
*LE REGIME FISCAL DES PETITES MINES ET DE L’EXPLOITATION MINIERE ARTISANALE
Les petites mines subissent une imposition forfaitaire de 10% sur le chiffre d’affaires et l’exploitation minière artisanale à savoir les creuseurs, les négociants, et les comptoirs agrées subissent chacun une fiscalité liée à l’obtention de leurs titres et une fiscalité de droit commun.
Globalement, les grandes critiques du code minier portent généralement sur :
– les considérations d’ordre général (I)
– et également sur les considérations d’ordre fiscales(II).
I- LES GRANDES FAIBLESSES D’ORDRE GENERALES DU CODE MINIER
Le code minier congolais est un pas important pour le développement de l’activité minière en RDC. Mais néanmoins, il présente un certain nombre de lacunes, à savoir :
– les efforts sont concentrés sur la rentabilisation des projets miniers et sur la protection de l’environnement.
– Il existe très peu, voir presque rien sur la lutte contre la pauvreté, et le développement national.
On trouve également différentes dispositions destinées à réduire, voir à supprimer le rôle de l’état dans l’activité minière au détriment d’un libéralisme « à outrance ».
Les grands absents du code minier sont :
- L’absence d’encrage des projets miniers avec les autres activités, afin de permettre à l’économie nationale d’arrimer sur la locomotive qui est censée être l’activité minière.
- L’absence des mesures fortes visant à lutter contre la pauvreté et la participation au développement national.
- pour le fer ou les métaux ferreux : 0,5%.
- pour les métaux non ferreux : 2,0%
- pour les métaux précieux : 2,5%
- pour les pierres précieuses : 4,0%
- pour les minéraux industriels, hydrocarbures : 1,0%
- pour les matériaux de construction d’usage courant : 0,0%
- avant la mise en exploitation effective de la mine.
- a compté de la date de commencement effective de l’exploitation minière.
- Les droits de sortie
- La multiplication des acteurs et des percepteurs en dehors du trésor public (DGDA, DGRAD, CAMI, SAESCAM)
- La multiplication des acteurs qui intervient dans la gestion et l’administration du code minier
- Cette multiplication réduit sensiblement le rôle de l’Etat et l’efficacité du code.
- L’introduction d’une cadence de renfermement des délais sans considération des réalités et des habitudes du pays et du terrain, pose un réel problème de la légitimité même de l’Etat.
- Problèmes liés au processus de conditionnement et d’évacuation des matières premières
- Problèmes liés à la structure des impôts et taxes miniers
- Faiblesses des impôts et taxes qui s’appliquent sur les revenus
- Autorisé à garder et à gérer dans son compte principal et ses comptes de service de la dette étrangère, les recettes de ses ventes à l’exportation à concurrence de 60%.
- Tenu à rapatrier dans son compte national principal tenu en RDC, 40% des recettes d’exportations dans les 15 jours à dater de l’encaissement au compte principal tenu à l’étranger.
- la redevance minière,
- L’impôt mobilier,
- l impôt professionnel sur les bénéfices,
- L’impôt exceptionnel sur les rémunérations des expatriés
- et l’impôt sur le chiffre d’affaires à l’intérieur.

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