L'avenir de la legaltech est en Afrique !
Dans le prolongement de la révolution numérique de la finance par les fintech, la legaltech vient transformer le marché du droit et plus globalement, la place du droit dans la vie sociétale et le monde des affaires. Après un développement rapid
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Dans le prolongement de la révolution numérique de la finance par les fintech, la legaltech vient transformer le marché du droit et plus globalement, la place du droit dans la vie sociétale et le monde des affaires. Après un développement rapide aux États-Unis dans les années 2000 puis en Europe au cours des 5 dernières années, la legaltech arrive en Afrique.
Qu’est-ce que la legaltech ?
En France, la Charte éthique de la legaltech (https://www.charteethique.legal/) en propose une définition « Est défini comme acteur de la legaltech toute organisation qui fait usage de la technologie pour développer, proposer, fournir ou permettre l'accès des justiciables ou des professionnels du droit à des services facilitant l’accès au droit et à la justice ».
Ainsi, au-delà de la profusion de start-up de la legaltech, des incubateurs numériques au sein des barreaux se créent dans de nombreux pays, les événements mêlant le droit et les nouvelles technologies se multiplient et des formations universitaires en legaltech voient même le jour.
En Afrique, la legaltech se développe particulièrement dans les pays de tradition juridique anglo-saxonne
En cette fin d’année 2017, les start-up de la legaltech se concentrent essentiellement dans les pays africains anglophones. Comment l’expliquer ? Les raisons sont multiples. Dans le cadre du présent article, seuls seront envisagés les principaux facteurs liés aux différences entre les systèmes juridiques anglo-saxon et OHADA.
Si la legaltech est aujourd’hui plus développée dans les pays africains de tradition juridique anglo-saxonne (Kenya, Nigeria, Afrique du Sud, etc.), c’est tout d’abord parce qu’elle a commencé à se développer précisément dans les pays anglo-saxons. Aux États-Unis, le nombre important de professionnels du droit a permis l'avènement d’un véritable marché du droit avec des logiques de concurrence commerciale, de démarcation par la publicité, d’enjeux de référencement.
Enfin, la possibilité de proposer la rédaction d’actes en langue anglaise est un avantage primordial lorsque l’on connaît l'utilisation de cette langue dans le monde des affaires internationales.
Voici un panorama non exhaustif des premières legal start-up africaines :
BarefootLaw : fondée en Ouganda en 2014
- plateforme d’information juridique
- plateforme d’information juridique
- création de documents
- signature de documents
- plateforme qui propose du contenu juridique informatif
- favorise l’accès au droit (chatbots, aide à la qualification juridique)
- propose une information juridique par SMS
- automatisation de documents
- enregistrement de marques
- mise en relation avec des avocats
- création de documents en ligne
- conseil en droit des technologies numériques
- conseil en politique d’innovation
- envoi de SMS anonymes pour dénoncer la corruption
- technologiques (défaut de connexion à internet stable) ;
- juridiques (manque de législations en matière de commerce électronique) ;
- mais également culturels (économie informelle prégnante, conditions d’accession aux professions réglementées parfois floues, conservatismes, attachement au format papier).

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